De retour d’Haïti : aider les écoles !

Les lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de l’Actu se sont mobilisés pour aider les écoles dévastées par le tremblement de terre en Haïti. Résultat : ils ont collecté 35 000€ ! Nous avons envoyé deux journalistes en reportage sur place, dont Stéphanie Lelong, qui nous adresse ce message :

Le séisme du 12 janvier 2010 a détruit ou endommagé près de 5 000 des 16 000 écoles du pays. 2,9 millions d’enfants sont aujourd’hui privés d’école. Et pour combien de temps ? Le déblaiement et la reconstruction seront très longs. La refonte du système scolaire apparaît aussi nécessaire. L’État est peu présent. L’enseignement est privé à plus de 80 % : écoles congréganistes (offrant les meilleures structures), écoles privées (appartenant à des particuliers, de qualité plus ou moins bonne) et les écoles publiques (désuètes). La scolarité est payante et chère. De nombreux enfants ne sont pas scolarisés.
Pour de nombreux enseignants, directeurs d’école (réunis dans un consortium) que nous avons rencontrés lors d’un reportage en mars, la refonte du système scolaire et des programmes est nécessaire et à intégrer dans le processus de reconstruction. Ils ont notamment fait des propositions de gratuité ou de prise en charge à 80% du coût de la scolarité par l’État, ou de l’intégration du rapport à l’environnement dans toutes les matières.
Nous avons fait connaissance avec Lousiane Bernard, directrice franco-haïtienne, d’une école à Léôgane, tout près de l’épicentre du séisme. Les bâtiments ne sont pas tombés mais dans un sale état. Le groupe PlayBacPresse envisage de la parrainer, avec les dons reçus des lecteurs du Petit Quotidien, de Mon Quotidien et de L’actu. Le travail est colossal. Mais outre la réhabilitation, il nous semble intéressant d’initier ce projet autour d’échanges pédagogiques, culturels, amicaux… entre les jeunes Français et les jeunes Haïtiens.

À propos de Jérôme Saltet

J'ai 50 ans, je suis marié et j'ai 3 enfants. Mon fils aîné a 21 ans et est en première année d'école de commerce. Ma fille a 18 ans et va passer un bac littéraire. Mon plus jeune fils a 11 ans et vient d'entrer en 6e. Ils ont tous les trois suivi leur scolarité dans les écoles publiques de notre quartier, à Paris.
Cette entrée a été publiée dans Changer l'école. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>